L’intelligence artificielle représente un danger immédiat pour la sécurité de Bitcoin, plus que l’informatique quantique, selon Cory Klippsten, le fondateur de Swan Bitcoin. Il a mis en garde contre l’utilisation croissante de l’IA par des hackers pour exploiter les vulnérabilités, alors que les échanges de cryptomonnaies sont confrontés à une série de violations de sécurité.
Les inquiétudes quant à l’IA
Lors d’une intervention sur le podcast Chain Reaction de Cointelegraph, Klippsten a rejeté une grande partie des préoccupations concernant l’informatique quantique comme étant spéculatives. Il a souligné que les avancées des modèles de langage, souvent utilisés par les cybercriminels, posent un défi plus pressant en permettant aux attaquants d’explorer les failles de sécurité. Selon lui, la menace à court terme provient donc de l’IA et non des ordinateurs quantiques.
Incidents de sécurité récents dans le secteur
Ce constat fait écho à une série d’incidents récemment survenus. Le marché brésilien Mercado Bitcoin a suspendu ses dépôts et retraits en raison d’un incident de sécurité, avec des pertes estimées à plus de 46 millions de dollars. De plus, l’échange Binance a subi un piratage la semaine dernière, entraînant une perte de 6,3 milliards de dollars, lié par le FBI à des hackers nord-coréens.
Opinions sur les risques quantiques
Klippsten a également évoqué que les ordinateurs quantiques capables de menacer la cryptographie de Bitcoin seraient encore à une décennie, voire plus, d’avancement. Il pense que la communauté peut développer des protections résistantes aux menaces quantiques si celles-ci deviennent concrètes, mais il met en garde contre une mise en œuvre précipitée qui pourrait complexifier les systèmes. Il a également souligné l’importance pour les entreprises de cryptomonnaies de ne pas s’appuyer sur des logiciels développés à la hâte pour protéger les actifs des clients.
Critique des approches de financement basées sur la peur
Enfin, il a suggéré que certaines startups de cryptomonnaies et investisseurs ont profité des craintes liées à l’informatique quantique pour attirer des financements. Klippsten considère qu’une grande partie de cette discussion alimente la peur, l’incertitude et le doute, plutôt qu’elle ne repose sur des préoccupations de sécurité imminentes.