La révolution de l’intelligence artificielle (IA) repose sur des centres de données massifs, mais leur consommation énergétique et hydrique suscite des inquiétudes. Alors qu’un centre de données IA d’un gigawatt coûte 38 milliards de dollars, une alternative pourrait se trouver dans nos poches : les smartphones. En octobre 2026, on estime à 7,68 milliards le nombre de connexions mobiles dans le monde, et des milliards de smartphones sont actuellement inutilisés.
Mettre les smartphones à contribution
Des réseaux d’IA décentralisés émergent, cherchant à transformer les smartphones en infrastructure distribuée, réduisant ainsi la dépendance envers les centres de données coûteux. Acurast a déjà intégré plus de 335 000 smartphones à son réseau, dont environ 40 000 sont actifs quotidiennement, participant à des tâches variées comme le web scraping, la cybersécurité et l’inférence IA. Les smartphones se montrent particulièrement efficaces pour certains types de charges de travail, en raison de leurs caractéristiques de sécurité intégrées.
Défis de coordination et de performance
Un des principaux défis des réseaux de smartphones réside dans la coordination des appareils pour assurer une puissance de calcul fiable. Bien qu’une étude ait montré que des groupes de smartphones pouvaient performer de manière compétitive dans des environnements contrôlés, la réalité d’un réseau distribué apporte des complications, telles que des appareils déconnectés ou surchauffés. La capacité de traitement est également limitée par les dispositifs les moins puissants d’un réseau de blockchain.
La viabilité économique des réseaux décentralisés
Malgré les défis techniques, les réseaux doivent également être économiquement viables pour les clients et les propriétaires d’appareils. L’utilisation de matériel existant réduit les coûts d’infrastructure, mais d’autres coûts liés à la connectivité et aux incitations doivent être pris en compte. Les récompenses pour les participants varient en fonction de la disponibilité et des performances des appareils, montrant un système basé sur les contributions au réseau.